« Moins d’illettrés dans l’armée Ivoirienne Monsieur le Ministre »

 

Les Ivoiriens veulent que les illettrés soient extirpés de l’armée

Il y a rapport sur les droits de l’homme et RAPPORT SUR LES DROITS DE L’HOMME ! Le dernier en date sur la Côte d’Ivoire estampillé du logo bleu de l’ONUCI n’a pas manqué de susciter des réactions vives au sein de la classe politique mais également au sein de la hiérarchie militaire et même au sommet de l’Etat. Le rapport si cru, qui mettait a nu le comportement inhumain des FRCI, a poussé le Ministre Coulibaly Gnénéman en charge du dossier des droits de l’homme dans le gouvernement Soro à faire trois sorties médiatiques en une semaine ! Celle qui a le plus marqué les Ivoiriens est la rencontre au sommet entre le Ministre et les principaux patrons de l’armée Ivoirienne. Le communiqué final de la rencontre annonçait la tenue très prochaine d’un séminaire de formation sur les droits de l’homme à l’attention des FRCI.

Voici une belle initiative qui pourtant fait réagir les Ivoiriens d’une autre façon. Pour la majorité, la question n’est pas de former au respect des droits de l’homme mais de nettoyer l’armée de ces illettrés. « Il faudrait qu’on nettoie un peu, c’est un peu bizarre ! Des illettrés qui sont là, ils ne comprennent pas français, ils ne savent même pas parler, ils ne savent pas lire et écrire » s’offusque Paulin un homme d’une trentaine d’année avant de conclure qu’il « faut nettoyer l’armée de ces illettrés qui passent leur temps à menacer les honnêtes citoyen avec des armes ». Et Richard Mian de renchérir « c’est une bonne chose de former les FRCI mais pour que quelqu’un puisse comprendre le droit même avec des mots simples il lui faut un minimum : savoir lire et écrire ». Or ce n’est pas le cas pour un nombre important de nouvelles recrues de l’armée Ivoirienne.

Les FRCI visibles dans les rues d’Abidjan manient plus aisément le malinké que la langue de Molière. Avant l’épopée glorieuse des FRCI ne pouvaient accéder à l’armée Ivoirienne que ceux qui avaient un niveau intellectuel bien précis : le BAC pour la gendarmerie, la licence ou des diplômes techniques pour des écoles d’officiers, le BEPC pour des militaires de rang ou encore le CEPE pour entrer à l’EMPT. Malheureusement aujourd’hui il semble que seule la capacité à faire la guerre et à utiliser une kalachnikov ou une lance roquettes soit la condition pour être appelé militaire ! Faut-il accepter de rabaisser l’armée symbole de la Souveraineté Nationale à un amas d’homme sans niveau intellectuel ? NON et Dominique K. souligne avec force qu’il faut que ceux qui ne peuvent pas justifier d’un diplôme scolaire et universitaire regagne les caserne. « On ne peut construire une armé avec des personnes qui ne maîtrise même pas la langue officiel du pays ! Leur place est dans les casernes ou tout simplement hors de l’armée. Il faut démobiliser ces illettrés car se sont eux qui commettent toutes ces bavures et ces violations à répétition des droits de l’homme ».

SUY Kahofi

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Suy
Kahofi SUY est journaliste et formateur pour la Fédération Internationale des Journalistes Scientifiques. Il aime bien se définir comme un enfant de la radio. Son expérience s’est faite en grande partie grâce à ce média. Il fait ses premières armes sur les radios de proximité ivoiriennes puis décide de passer à une vitesse supérieure. Après une expérience enrichissante à SUD Fm, la première radio privée du Sénégal, il a passé 5 ans à la West Africa Democracy Radio, la première radio d’information continue pour l’Afrique de l’Ouest. Il découvre fin 2009 l’univers des blogs et de la presse en ligne grâce au Projet Avenue225. Très vite, il prend goût à l’écriture web et rejoint le projet Mondoblog où il anime un blog d’actualité sur la Côte d’Ivoire. NB : Ce que je dis sur ce blog n'engage aucun des médias avec lesquels je collabore.